Migration, diversité, relations interculturelles
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Intervenant 1
Tu écoutes, polisson sur Arte Radio. Oh et surtout le jour où tu vois juste les jours, le jour où les histoires vraies de Noah.
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Intervenant 1
Je m’appelle Lisa, j’ai dix ans. Je suis aux cinquième un. Je suis ukrainienne. Je vais vous raconter le jour où j’ai quitté mon pays. Quand cette histoire arrive. J’ai sept ans et j’habite à Odessa. Un jour, la Russie a attaqué mon pays. Huit jours après le début de la guerre. Un soir, mon père alla parler. Il nous a dit Les enfants, vous avez partir en France avec votre mère, chez votre tante et moi je veux partir dans mon pays.
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Intervenant 1
Jour et je viendra pas avec vous.
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Intervenant 1
J’avais trop triste et je voulais pas partir. J’ai pleuré et je saute dans les bras de mon papa.
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Intervenant 1
Quelques jours après, j’ai préparé mon sac. Maman compte que ce qui est important est de prendre des cours solo. Je pris un petit carnet pour dessin, un stylo et des écouteurs pour la musique. Un tout petit livre et un dodo. Au mois cinq, aider un peu de peau peluche chez tout.
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Intervenant 1
Et on est parti le lendemain et il était 5 h du matin. Il faisait nuit. Il y avait beaucoup de bruit. Moi, c’était le vent qui tapait sur les fenêtres. On se dit à avoir avec papa, on se fait un canon. Dans le taxi, devant ma mère, ma grande mère, mon corps, mon frère, Sacha et moi. J’avais très très triste et j’étais enfermé dans ma tête.
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Intervenant 1
Et après je suis endormi dans les bras de maman.
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Intervenant 1
Après, nous passions après le bus jusqu’à Bucarest, en Roumanie, on a beaucoup marcher. Arrivé dans un hôtel, on a resté deux jours dedans. Ce soir là, j’ai fait beaucoup de désordre. Le carnet. Le matin, on a pris un avion direction Paris.
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Intervenant 1
C’était la première fois que je prenais l’avion. Il y avait beaucoup de fenêtres et beaucoup de gens qui partaient d’Ukraine. On arrivait à Paris. Charles de Gaulle. Les passagers sont priés de conserver leurs places. Je comprenais rien, Je comprenais que. Bonjour. Je me suis dit que ça va pas être facile. Mon cœur a été déchiré. Après, on a pris le train pour aller jusqu’à Lorient.
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Intervenant 1
On est arrivés. C’était déjà tard. Ma tante a dit On va dormir là parce qu’elle avait plus de bateau. C’est là que je compris qu’on allait sur une île.
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Intervenant 1
l’Île de Groix.
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Intervenant 1
Mon moi. Le lendemain, quand on est arrivés, je trouvais ça beau. On a fait la route jusqu’à la maison. On a appelé papa. Il nous avait dit que nous aimer. Quelques jours après mon anniversaire, en mars 2022, je suis arrivé à l’école publique de Groix. Il avait des soleils, 1000 vues aussi, de nuages. C’est Armel, ma maîtresse, qui m’a accueilli.
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Intervenant 1
Je l’ai trouvé tout de suite gentil. Ça m’a rassuré. Pour lui, pour des Malgaches. Je me suis assis sur la chaise. Il avait toute les élèves qui regardait les stylos. Mon cœur y faisait bon vivre. Armelle, elle a pris la parole. Elle m’a présenté aux autres, va donner les dessins qu’on a fabriqué pour nous. Juste après, les élèves sont levés un par un pour m’offrir un dessin.
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Intervenant 1
Le premier, c’était celui de Violette. Vous pouvez aller chercher. C’était le drapeau du Cren avec un cœur. Sur tous les dessins, il y avait les drapeaux. Ça m’a fait plaisir parce que jamais quelqu’un avait fait des dessins pour moi. Après, on a fait le cours pour moi, j’avais fait des petits coloriage et des monnaies thématiques. Et là, pas besoin pas français pour faire des calculs.
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Intervenant 1
Le maximum. Quand je rentrais à la maison, j’ai dit à ma mère hier je suis malien, ce que je veux. Les sons de 4000 regardent les dessins que ont fait mes nouveaux amis. Maintenant, ça fait deux ans et demi que j’habite à Groix et j’ai beaucoup d’amis. Les dessins et gens accrochés dans ma chambre quand je regarde ça m’ont fait des plaisirs dans le cœur.