00:00:02:01 – 00:00:16:07
Intervenant 1
Franceinfo. Produire ce que nous mangeons au plus près de là où nous vivons, ça passe aussi par l’agriculture urbaine. Et demain commence les 48 h de l’agriculture urbaine dans 40 villes de France et d’Europe. Bonjour Ophélie, D’emblée.
00:00:16:08 – 00:00:17:01
Intervenant 2
Bonjour.
00:00:17:03 – 00:00:38:12
Intervenant 1
Et merci beaucoup de répondre à l’invitation de franceinfo Junior. Vous êtes agricultrice urbaine, Vous avez une pépinière de quartier à la Cité fertile en Seine-Saint-Denis. Vous êtes créatrice de vidéos aussi pour ta mère Nature qu’on retrouve sur YouTube, sur Instagram, les 48 h de l’agriculture urbaine pour promouvoir toute cette logique là. Ophélie D’emblée, est ce qu’elle gagne du terrain en France ?
00:00:38:12 – 00:00:40:14
Intervenant 1
Est ce que nos villes sont de plus en plus agricole ?
00:00:40:16 – 00:01:06:08
Intervenant 2
Oui, tout à fait. Est ce qu’on peut voir c’est que l’agriculture urbaine, ça prend plein de formes différentes. Il y a à la fois les potagers, jardins collectifs. On allées les fermes urbaines participatives et puis aussi des fermes urbaines plus spécialisées. Ça fait dix ans qu’il existe cet événement, donc il perdure avec le temps et on a toujours de plus en plus de de fermes, d’associations qui s’investissent pour proposer plein dans plein d’événements durant ces 48 h.
00:01:06:08 – 00:01:13:15
Intervenant 2
Puis on a aussi de plus en plus de collectivités qui accompagnent aussi tous ces tous ces projets. Donc c’est plutôt un bon signe.
00:01:13:16 – 00:01:21:17
Intervenant 1
Alors je vais laisser place aux enfants de franceinfo junior, des élèves de CM2 de l’école Jardin à Bourg en Bresse aujourd’hui. Première question d’Inès.
00:01:21:19 – 00:01:24:14
Intervenant 3
Ça sert à quoi de faire de la culture urbaine ?
00:01:24:16 – 00:01:44:03
Intervenant 2
Ah lala, sacrée bonne question. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a plein de bonnes raisons de faire de l’agriculture urbaine. Il y a d’abord des enjeux écologiques, évidemment. L’idée, c’est de rendre les villes plus durables. On pourrait aussi faire face à tous les enjeux d’îlots de fraîcheur en fait. Parce que l’été, la. Ça y est, on les canicules, on en souffre de plus en plus.
00:01:44:05 – 00:02:08:11
Intervenant 2
Il y a toute la question aussi alimentaire. Évidemment, l’agriculture urbaine ne vient pas remplacer ce qui se fait en milieu rural, mais ça apporte quand même une solution d’alimentation de proximité qui peut être saine aussi pour les urbains. Et il y a aussi tous les enjeux d’éducation. On sensibilise en fait à comment pousse une tomate, tout simplement. On pourrait parler de la biodiversité aussi, des conflits, pousser des choses.
00:02:08:11 – 00:02:11:02
Intervenant 2
Eh bien forcément, il y a plein de nouvelles petites bêtes qui s’invitent.
00:02:11:04 – 00:02:15:16
Intervenant 1
Alors l’agriculture urbaine avec un grand oui, mais comment on passe à cette question ?
00:02:15:16 – 00:02:16:12
Intervenant 2
Comment peut on.
00:02:16:12 – 00:02:19:12
Intervenant 3
Placer un champ dans une ville s’il n’y a pas de place ?
00:02:19:15 – 00:02:44:00
Intervenant 2
Hmmmmmm ! Alors la place, ça c’est un vrai enjeu pour l’agriculture urbaine. C’est sûr que c’est une contrainte. En ville, on a très peu d’espace et donc on est obligé de faire preuve de créativité. Donc on peut voir des fermes sur les toits, on peut réinvestir le moindre petit carré, le moindre espace bout de terre. Moi, par exemple, ma matière, elle est investie sur une ancienne friche SNCF.
00:02:44:02 – 00:03:02:23
Intervenant 2
Donc ben voilà, c’est ça. Un espace qui n’était pas du tout à l’origine dédié à l’agriculture urbaine, mais en installant des bacs, en mettant une serre et tout de suite, ça y est, on reprend une petite dimension agricole. Donc voilà, il faut, il faut faire preuve de créativité, faire avec la verticalité aussi. Et on trouve.
00:03:02:23 – 00:03:18:17
Intervenant 1
En diffusant un reportage en début de semaine en Chine sur une tour où il y a un élevage de porcs, ça peut avoir des degrés très différents en fait, entre aménager un parking et en faire une champignonnière ou construire carrément de nouvelles infrastructures, ou placer le curseur selon vous.
00:03:18:18 – 00:03:46:18
Intervenant 2
Alors pour moi, le sujet des nouvelles technologies, il est parfois un peu fantasmé. C’est à dire que l’agriculture urbaine, c’est avant tout une histoire de jardins ouvriers, de jardins collectifs aussi, de pleine terre. Parfois, on s’imagine que l’agriculture urbaine, c’est forcément des fermes ultra technologiques, plein de machines partout. Mais, Mais pas du tout. La réalité du terrain, c’est que c’est avant tout des associations, des citoyens, des habitants vraiment du quartier qui installent des bacs, tout simplement.
00:03:46:24 – 00:03:47:20
Intervenant 2
Ils se réunissent.
00:03:47:20 – 00:03:53:03
Intervenant 1
Vous, Ophélie, d’emblée, vous avez votre pépinière de quartier à la Cité Fertile en Seine-Saint-Denis. Les enfants sont curieux.
00:03:53:05 – 00:04:14:24
Intervenant 2
Quel type de plantes faites vous pousser dans votre agriculture urbaine ? Alors j’adore manger, donc c’est sûr que je me suis plutôt intéressé aux plantes qui se mangent. Alors bah sous ma serre, on peut retrouver plein de plantes potagères comme des courgettes, des tomates, des poivrons. J’ai aussi plein de fleurs comestibles qui nourrissent à la fois nos copains les insectes pollinisateurs.
00:04:15:05 – 00:04:21:10
Intervenant 2
Et puis nous aussi, si on veut, voilà, faire des jolies décorations dans nos assiettes, tout ça. Voilà.
00:04:21:12 – 00:04:23:22
Intervenant 1
Alors produire, c’est bien, mais il faut avoir des débouchés.
00:04:23:24 – 00:04:24:13
Intervenant 3
Y a t il des.
00:04:24:13 – 00:04:43:00
Intervenant 2
Gens qui viennent vous voir pour racheter vos produits ? Ah, je vends à tous les gens qui veulent bien me rendre visite à la Cité fertile. Donc moi, c’est sûr que voilà, j’ai fait le choix de la vente en direct, ce qui me permet aussi de rencontrer tous les gens et de faire aussi une vraie, un vrai travail de sensibilisation, de médiation.
00:04:43:00 – 00:04:47:08
Intervenant 1
Et on passe à cette question d’une élève qui a un myrtille et qui a besoin de conseils.
00:04:47:10 – 00:04:54:09
Intervenant 3
Moi je suis en congé Myrtille et vu que c’est lucide, la culture urbaine, est ce que je dois m’en occuper différemment que si j’étais à la campagne ?
00:04:54:10 – 00:05:17:00
Intervenant 2
Oui, alors souvent la contrainte de l’agriculture urbaine, c’est qu’on n’a pas forcément de pleine terre. Donc je dirais comme premier conseil, c’est de trouver les contenants, les pots les plus grands possibles. Et peut être qu’il faudra penser un peu plus souvent à donner peut être de la nourriture à cette terre, penser un peu plus à arroser aussi parce que un peu plus dépendante de nous.
00:05:17:02 – 00:05:18:19
Intervenant 2
Mais on trouve des solutions.
00:05:18:21 – 00:05:32:17
Intervenant 1
Merci infiniment Ophélie, d’emblée d’être venue dans franceinfo junior à l’occasion des 48 h de l’agriculture urbaine dans 40 villes de France et d’Europe. Ça commence demain. Vous qui avez une pépinière de quartier à la Cité fertile en Seine-Saint-Denis, On peut donc y venir un peu quand on veut.
00:05:32:21 – 00:05:35:18
Intervenant 2
Oui, le week end, plutôt le week end.
00:05:35:20 – 00:05:56:20
Intervenant 1
De toutes les façons, on retrouve toutes les informations sur votre site Ta Mère Nature, pour laquelle vous produisez des vidéos aussi sur YouTube et Instagram. Et puis vous avez écrit ce guide des plantes dont tout le monde se fout sur toutes ces petites plantes, sur les trottoirs, au bord des routes, au bord des rails. Aux éditions Solar. Merci beaucoup d’être venus dans franceinfo junior, une émission à retrouver sur franceinfo point fr et l’appli Radio France préparée par Mathilde Baudin et Estelle Faure.