00:00:01:21 – 00:00:16:11
Intervenant 1
Franceinfo. Le streetart, Les graffitis à l’honneur. Aujourd’hui dans franceinfo junior, on va mettre le cap sur le plus grand festival de street d’Europe qui se déroule en ce moment à Grenoble. Ça va durer jusqu’à la fin du mois. Bonjour Yann Chatelain.
00:00:16:13 – 00:00:17:04
Intervenant 2
Bonjour à tous.
00:00:17:10 – 00:00:29:20
Intervenant 1
Vous êtes artiste peintre street, artiste de renom sous le pseudo pose et vous participez en ce moment même à ce Street Art Fest de Grenoble. Et vous venez d’ailleurs, je crois, de commencer une fresque pour ce festival.
00:00:29:21 – 00:00:46:01
Intervenant 2
Ah c’est bien ça ? Exactement. Je viens juste d’arriver hier soir et donc là, je viens de prendre ma nacelle en main. La nacelle, c’est le C’est la machine qui va me permettre de peindre sur tout le mur, de me de monter en hauteur et. Et donc là, du coup, suis en train de faire mes préparatifs, de mettre mes repères sur le mur pour l’instant.
00:00:46:01 – 00:00:55:19
Intervenant 1
Et qu’y a t il autour de vous ? Soyez nos nos yeux. Expliquer peut être aux auditrices, aux auditeurs de franceinfo à quoi ça ressemble le plus grand festival de street art d’Europe, qui y participe, etc.
00:00:55:21 – 00:01:14:09
Intervenant 2
En fait, le festival, il se déroule à plein d’endroits différents. Donc moi je suis dans une rue qui est à Saint-Martin-d’Hères, donc autour devant moi. J’ai un petit parc très sympa, j’ai quelques. Je suis sur une grande rue et je vois la montagne. Je vois les montagnes des deux côtés des deux côtés de la rue donc c’est très sympa.
00:01:14:11 – 00:01:25:01
Intervenant 2
Et après en fait, chaque artiste est dans un endroit différent de la ville. Donc je crois qu’il y en a. Il doit y en avoir cinq ou six dans Grenoble, cinq ou six sur Saint-Martin-d’Hères et et encore quelques uns dans les communes autour.
00:01:25:02 – 00:01:29:02
Intervenant 1
Et j’imagine que des curieux viennent vous voir. Ça fait partie du plaisir aussi d’échanger avec eux mêmes, peut être à.
00:01:29:04 – 00:01:36:11
Intervenant 2
Évidemment, c’est super de pouvoir de pouvoir en faire profiter les passants et d’avoir des échanges avec eux. C’est très enrichissant et super sympa.
00:01:36:11 – 00:01:42:12
Intervenant 1
Et nous sommes avec des curieux aujourd’hui dans franceinfo junior. Ce sont des enfants guyanais qui aujourd’hui vous posent leurs questions.
00:01:42:17 – 00:01:44:01
Intervenant 2
Bonjour.
00:01:44:03 – 00:01:48:15
Intervenant 3
On est sur France Info Junior, on va vous parler du street art.
00:01:48:17 – 00:01:51:18
Intervenant 4
On vient du collège Holder en Guyane.
00:01:51:20 – 00:01:54:06
Intervenant 1
Et la première question elle est pour toi Pablito.
00:01:54:08 – 00:01:56:19
Intervenant 4
Qu’est ce qui représente vous ? Décès ?
00:01:56:21 – 00:02:04:13
Intervenant 1
A quoi ressemble par exemple cette fresque que vous êtes en train de faire ? Pose Est ce qu’elle est dans votre style le plus pur mélange de calligraphie et de portrait ?
00:02:04:15 – 00:02:29:02
Intervenant 2
Alors effectivement, ça va être un portrait avec de la calligraphie, parce que je travaille sur l’écriture principalement, et notamment sur le fait que l’écriture manuscrite, donc l’écriture à la main, disparaît petit à petit du paysage. Et j’y associe le fait que les humains, en fait, y perdent beaucoup de leur puissance, de leur capacités notamment à mémoriser, à s’orienter, à développer des idées et.
00:02:29:04 – 00:02:37:20
Intervenant 2
Et du coup j’ai des humains qui sont un peu fragilisés et de la calligraphie, donc des écritures qui sont plutôt très propres et très fortes. Pour marquer ce contraste.
00:02:38:01 – 00:02:40:10
Intervenant 1
Avec des alphabets que vous inventez.
00:02:40:12 – 00:02:58:11
Intervenant 2
Oui, c’est l’idée Alors du coup d’aller piocher un petit peu dans des alphabets du monde, dans le sanskrit, dans l’arabe notamment, beaucoup dans l’arabe parce que j’ai vécu longtemps au Maroc, dix mélangé également du latin et de créer mes propres alphabets. Des fois je suis le seul à pouvoir les décoder et par moment je ne peux donner des pistes pour qu’ils soient des codes.
00:02:58:12 – 00:03:00:14
Intervenant 1
Même question de Wilson.
00:03:00:16 – 00:03:01:18
Intervenant 2
Quand même Combien de.
00:03:01:18 – 00:03:03:23
Intervenant 4
Jours ça a duré à faire le dessin ?
00:03:04:04 – 00:03:06:15
Intervenant 1
Votre fresque, par exemple, là, c’est combien de temps ?
00:03:06:17 – 00:03:14:12
Intervenant 2
Là, je vais rester huit jours à Grenoble. En général, c’est à peu près ça, une semaine, huit jours en fonction de la taille. En gros, on est dans cette moyenne là.
00:03:14:15 – 00:03:20:05
Intervenant 1
Alors que dans l’imaginaire de beaucoup, les graffitis, les tags, c’est quelques secondes à la volée, comme ça sur un mur.
00:03:20:06 – 00:03:43:01
Intervenant 2
Alors effectivement, mais pour remettre les notions à plat, en fait, le street artiste de Grenoble, il n’y a pas, il n’y a pas vraiment de graffiti, on parle plutôt de murale en fait, qui est une autre discipline. Effectivement, le graffiti, on est plutôt sur un sur un geste plus rapide, souvent illégal. Là, on est plutôt sur de la grande fresque légale et donc on appelle ça plutôt du moralisme.
00:03:43:03 – 00:03:44:17
Intervenant 1
Question d’Axelle maintenant, comment.
00:03:44:17 – 00:03:47:08
Intervenant 4
Vous faites pour imaginer des tels dessins ?
00:03:47:10 – 00:04:14:01
Intervenant 2
C’est une très bonne question. Alors du coup, moi j’ai commencé par le graffiti justement, donc ça a été déjà. C’était déjà une passion pour la lettre, pour transformer les lettres, leur donner du volume. Et puis petit à petit, j’ai eu envie d’y associer des personnages parce que je m’intéressais beaucoup à la photo, au photojournalisme notamment. Et donc en fait, quand on associe la photo et le graffiti, et bien finalement, on arrive un petit peu à ce que je suis en train de faire en ce moment, c’est à dire un mélange d’écritures et de portraits.
00:04:14:03 – 00:04:22:17
Intervenant 1
Avec la particularité que les gens qui voient votre œuvre, c’est pas comme aller au musée. Nécessairement, on va faire la démarche d’aller voir des œuvres, là, elles font partie d’un quotidien parfois, où on les voit en passant.
00:04:22:23 – 00:04:40:13
Intervenant 2
Effectivement, il y a presque une obligation de la voir de la part des passants. Alors du coup, et j’en tiens compte parce que mon travail qui est fait en milieu urbain, là où les gens vont le voir, est plutôt moins sombre quelque que le travail que je pourrais avoir en atelier parce que je sais que je vais, je vais avoir.
00:04:40:13 – 00:04:51:03
Intervenant 2
Il y a des enfants qui vont le voir, il y a des. Y a des anciens qui vont le voir, des familles. Je tiens compte du fait que je vais être dans la ville et du coup j’essaye de pas. J’ai pas envie de déprimer des gens. Voilà.
00:04:51:05 – 00:04:53:05
Intervenant 1
Question de Keny maintenant sur vos débuts.
00:04:53:06 – 00:05:00:04
Intervenant 3
Vous avez commencé par définie sur votre cahier ou commencer directement dessiner sur le mur ?
00:05:00:06 – 00:05:14:13
Intervenant 2
C’est exactement ça. J’ai commencé par dessiner sur mes cahiers. Mes cahiers étaient remplis de lettres qui prenaient du volume de mon nom, de plein de choses. Et puis. Et puis j’ai fini par un par passer au mur et c’est devenu une vraie passion.
00:05:14:15 – 00:05:25:24
Intervenant 1
Merci beaucoup Jean Chatelain d’être venu répondre aux questions des enfants de France Info Junior Pose. C’est votre nom d’artiste. On a retrouvé vos vos sur Instagram notamment, j’imagine en vous suivant.
00:05:26:00 – 00:05:30:16
Intervenant 2
Oui, tout à fait. Yann Chatelain sur Instagram Exactement. C’est un plaisir de répondre à vos questions.
00:05:30:16 – 00:05:49:05
Intervenant 1
Mais le plaisir partagé. Vous participez en ce moment au Street Art Fest de Grenoble, plus grand festival de street art d’Europe. Vous commencez une belle fresque, on peut donc venir vous voir si on est de passage dans les rues de Grenoble ces prochains jours. Avec plaisir ! Merci beaucoup. France Info Junior, une émission préparée par Mathilde Audin, estelle fort à retrouver en podcast sur l’appli Radio France.